Amérique du Sud : PVT en toute sécurité ?

Voyager en toute sécurité en Amérique du Sud
Crédit photo : Michael baron / Unsplash

Depuis quelques années, l'Amérique latine est de plus en plus accessible aux voyageurs. Les WHV fleurissent dans cette partie du monde : Argentine, Chili, Uruguay, Brésil, Mexique (Amérique Centrale) et un accord avec le Pérou bientôt en vigueur. Les rêves des grands voyageurs se voient ainsi réaliser, avec la promesse de paysages de bout du monde.

Mais faut-il partir sans réfléchir, l'esprit tranquille ? Comment faire la part des choses avec toutes les informations que nous recevons par les médias ou le site de France Diplomatie.

Nous décryptons la situation et vous donnons quelques règles de sécurité et de bons sens pour votre voyage.

 

PVT Amérique Latine : savoir faire la part des choses...

Les actualités sur l'Amérique Latine ne rassurent pas toujours...
On entend parler d'agressions violentes et d'enlèvements dans les médias, on observe depuis nos écrans l'instabilité politique grandissante dans certains pays, comme le Chili en 2019. Néanmoins, il faut savoir relativiser, se renseigner davantage et de la bonne manière, et se mettre à la place d'un voyageur prudent.

Certaines destinations sont tout d'abord plus "à risque" que d'autres, ce qui ne signifie pas qu'il ne faut pas s'y rendre, mais qu'il faudra être plus vigilant !
C'est le cas du Mexique, de la Colombie ou encore du Brésil, où l'insécurité est plus grande notamment dans les grandes villes et les lieux touchés par le trafic de drogue.
Dans ces pays, on étudie davantage son itinéraire, car parfois il faudra éviter un certain trajet de bus ou un certain sentier de randonnée sur le passage des narco-trafiquants.

 

Bien se préparer avant de partir

Avant de partir, n'oubliez pas de jeter un œil aux actualités du pays et de respecter des indications de sécurité sur place, par exemple s'il y a un couvre-feu suite à une manifestation.

Le site France Diplomatie reste la référence pour choisir votre destination et organiser votre voyage.
Vous pouvez aussi vous inscrire sur Ariane pour recevoir des informations et consignes de sécurité tout au long du séjour, et signaler votre départ.

En plus de cela, il est toujours conseillé de prévenir un de ses proches à qui l'on envoie régulièrement des nouvelles (et des photos en prime !).
Profitez-en pour lui envoyer une photo de votre passeport ; en cas de perte ou de vol, il pourra vous la faire parvenir.

Un conseil : en Amérique latine, il vaut mieux organiser son voyage un minimum avant de partir. De même, n'attendez pas la dernière minute ou d'être sur place pour réserver un logement. Faites une liste pour ne rien oublier d'important dans votre valise et effectuez toutes les démarches nécessaires grâce à notre to-do-list de choses à penser avant le départ et sur place.

 

Sur place : quelques règles de sécurité simples

Vous avez surmonté vos doutes et choisi la destination WHV qui vous convient le mieux. Tout quitter pour partir réaliser ses rêves d'aventure et de solitude, c'est bien, mais il faut quand même garder (un tout petit peu) les pieds sur Terre ! Pourquoi pas avec une liste de conseils pleins de bon sens ?

 

Voyager dans des lieux sûrs

"Sortir des sentiers battus". Telle est la devise de milliers de jeunes qui partent en année de visa vacances-travail chaque année. Oui mais. Si l'on part sur les chemins de traverse, voici ce qu'il faut garder à l'esprit : pas n'importe lesquels et pas avec n'importe qui ! N'hésitez pas à vous renseigner sur les lieux à éviter en arrivant dans une nouvelle ville ou région d'Amérique du Sud ou centrale.
Sur place, vous pouvez aussi peaufiner votre voyage auprès des auberges de jeunesse et des hôtels, ou des compagnons de routes et des locaux, en demandant leur avis que ce soit dans la rue ou au café du coin.

Partir avec un guide, surtout dans des régions reculées et sauvages, est aussi une bonne option. Vous serez rassuré et recevrez plein d'anecdotes et d'histoires en cadeau ! Attention, cela ne signifie pas de faire confiance à tous. Au Mexique par exemple, selon le site de France Diplomatie, il peut y avoir des cas d'extorsion de fonds lors de contrôles.

Écouter son sixième sens, connaître ses limites et ouvrir grands les yeux

Il faut ici trouver son équilibre : un soupçon de prudence, une petite cuillère d'aventure (car on ne voudrait pas se restreindre non plus) et une bonne dose d'ouverture d'esprit. On est prudent tout en étant curieux, et on n'hésite pas à demander de l'aide.
Si vous ne souhaitez pas voyager seul dans un pays ou une région sur votre itinéraire, vous pouvez aussi trouver des travel buddies, sur certains réseaux sociaux ou en publiant des petites annonces dans des auberges de jeunesse et autres lieux touristiques. Si vous vadrouillez en solo, alors écoutez votre sixième sens, qui a toujours raison.

La technologie, votre meilleure alliée ?

Oui et non, le plus important, c'est l'organisation ! À votre arrivée, vous pouvez acheter une carte prépayée, qui vous permettra de passer des appels et d'utiliser la 4G sans frais mirobolants. Même si on ne veut pas avoir le nez scotché à son téléphone, ça rassure toujours et c'est utile pour se repérer ou réserver un hôtel fiable en urgence. Et les zones où il n'y a aucun réseau ? On évite de s'y rendre seul si possible.
Les plus têtes en l'air, qui se retrouvent sans batterie au milieu de nulle part, auront toujours un petit papier avec eux. Adresse, numéro de téléphone, et quelques mots d'espagnol ou de portugais si on ne maîtrise pas la langue. Ajoutez à cela quelques billets de monnaie dans une pochette ventrale ou à la ceinture (voire dans vos sous-vêtements pour les filles).

Faire encore plus attention à ses affaires

S'il y a toujours le facteur "hasard", on peut quand même mettre toutes les chances de son côté et éviter un vol à l'arraché ou une menace plus violente. Pas de bijoux voyants, pas de téléphone ultra moderne en main et pas d'appareil photo qui pend à votre cou. Si on peut éviter le look touristique, c'est mieux, mais on ne le fait pas toujours exprès ! Ne transportez pas trop d'argent liquide sur vous et répartissez-le dans des endroits différents. Si l'on va peaufiner son bronzage sur une plage du Brésil, on s'y rend pour ainsi dire nu… sans effets personnels de valeur. À noter que dans les auberges de jeunesse, on peut généralement garder ses affaires dans un casier, fermé par un cadenas (à emporter).
En ce qui concerne les longs trajets en bus, soyez toujours vigilant. Le sac à dos qui rassemble nos essentiels va entre nos jambes ou sur nos genoux, jamais au-dessus de notre tête. Dans la soute ou à l'arrière, on ferme son bagage à l'aide d'un cadenas, surtout pour que personne n'y glisse une substance illicite. Pareil à l'aéroport, où il faut toujours faire attention à sa valise. Vos parents vous le répètent sans arrêt, mais ils ont raison !

En WHV en Amérique latine, peut-on quand même sortir le soir?

La nuit, le voyageur est davantage sur ses gardes, et c'est une bonne chose. En voyageant en Amérique latine, quelques règles sont à observer en soirée : éviter certains quartiers de grandes villes (bien se renseigner, même à Buenos Aires et Santiago), ne pas trop consommer d'alcool, avoir toujours un oeil sur son verre et ne pas en accepter d'autrui (surtout pour les filles). Pour rentrer, choisissez un taxi sûr, par exemple les "de sitio" au Mexique. Si vous êtes dans un bar et qu'une bagarre éclate, filez à l'anglaise ! On ne sait jamais ce qui peut arriver.
La règle est aussi de toujours arriver à une destination de jour, par exemple après un long voyage en bus. Si on n'a pas le choix et que son moyen de transport arrive à 4h du matin, alors il faut organiser son arrivée à la minute près, entre taxi et nuit à l'hôtel.

 

Une série de bons conseils qui ne valent pas que pour l'Amérique latine, mais aussi pour l'Asie et d'autres destinations PVT-WHV. Dans des pays comme le Mexique, la Colombie, le Brésilil faut redoubler de vigilance, vérifier l'actualité, faire plus attention dans les grandes villes et faire valider son itinéraire auprès d'un local.